
Lightroom classic, ça sert à quoi ?
Les deux fonctions majeures dans lightroom Classic (LRC) sont :
- le catalogage : LRC enregistre
- Où sont stockées vos photos sur l’ordinateur
- Quels sont les paramètres utilisés à la prise de vue (les exifs), y compris la géolocalisation si elle est activée sur votre boitier
- Vous pouvez ajouter des mots clefs, affecter une photo à une ou plusieurs collection (sans dupliquer la photo !)
- Quels paramètres de développement ont été éventuellement appliqués
- Le développement ou post traitement de vos photos
- Dématriçage : Si vous prenez vos photos en mode raw plutot qu’en jpeg (chaudement recommandé !), ce qui est enregistré par le boitier ce n’est pas une photo mais un fichier numérique (écrit avec des nombres et des lettres). Celui-ci doit être « traduit » en image visible. LRC (tout comme camera raw qui est un module de photoshop) effectue cette étape en appliquant une « recette » qu’on appelle un profil.
- La modification de la couleur, de l’exposition et de bien d’autres paramètres. Au fil des ans, LRC s’est enrichi de beaucoup de fonctions puissantes pour mettre « votre patte » à vos photos, exprimer votre sensibilité, votre créativiét. De nombreux photographes, même d’excellent niveau, n’utilisent que LRC pour traiter leurs photos, même si photoshop permet d’aller plus loin dans le traitement en finesse de ses photos.
LRC dispose de plusieurs outils pour effacer des éléments gênants, modifier l’exposition ou la couleur globalement ou localement à l’aide de masques. L’intelligence artificielle facilite la sélection, par exemple pour reconnaitre les personnes, leurs cheveux, le ciel, les bâtiments, la végétation…
NB, il y a d’autres fonctions dans LRC dédiées à la préparation de diaporamas, à l’impression, à la publication de livres photo, ou de galeries web mais c’est rarement pour ces outils en particulier qu’on choisit LRC.
Comment fonctionne LRC ?
LRC est un catalogue. LRC NE CONTIENT PAS VOS PHOTOS. Il enregistre leur emplacement sur votre ou vos disques durs.
Un catalogue c’est un tableau. Schématiquement, chaque ligne de ce tableau correspond à une de vos photos. Et chaque colonne comporte un type d’information : lien vers l’emplacement de la photo ; exifs ; modifications apportées…. il peut y avoir énormément d’informations ainsi stockées pour chaque photo.
Quoi qu’on fasse dans LRC, la photo originale n’est JAMAIS modifiée.
Quand on ajoute un mot clef avec le module bibliothèque, il n’est pas ajouté dans le fichier de la photo mais dans le catalogue lightroom. Si vous ouvrez votre photo avec un autre logiciel vous ne le retrouverez donc pas.
Si on modifie l’exposition dans le module développement, LRC écrit dans son catalogue une simple instruction : exposition +0.5 par exemple. La photo elle même n’est pas modifiée.
Quand on ouvre une photo dans LRC, ce que l’on voit à l’écran c’est une prévisualisation de la photo. C’est en quelque sorte le fichier initial (qu’il s’agisse d’un raw ou d’un jpeg) sur lequel on empile les instructions des modifications faites dans le module développement. Ce qu’on voit c’est le résultat de l’ensemble mais l’image en dessous est intacte.
On peut à tout moment effacer les modifications (enlever les couches ajoutées donc) et revenir au fichier de départ.
Par conséquent, si vous voulez partager vos photos après modification dans lightroom, pour les envoyer à des amis, les imprimer ou les publier sur le web, il faut les exporter sous un format convenant à la destination. Par exemple un jpeg pour le web, un tif pour une impression de bonne qualité. Ces étapes se font aussi depuis lightroom.
Créer le catalogue Lightroom
Si vous n’avez jamais utilisé LRC, la première fois que vous lancez le programme, il crée un catalogue.
Ce catalogue, qui possède l’extension lrcat, est enregistré dans le dossier images de votre profil utilisateur, mais on peut le déplacer ensuite.
Vous pouvez renommer le catalogue, par exemple test.lrcat en sélectionnant Fichier > Renommer le catalogue. Il faut fermer et relancer l’application pour que le changement soit enregistré.

En même temps que le catalogue lui même, Lightroom crée un dossier « maître » qui porte le même nom que lui (test pour l’exemple). Ce dossier maître contient
– le catalogue test.lrcat
– 3 autres sous-dossiers qui jouent un rôle important pour les performances et certaines fonctionnalités du catalogue :
– test Helper.lrdata : contient des informations de cache comme les vignettes utilisées pour l’affichage en mode grille, les collections récemmment utilisées …
– test Previews.lrdata : contient les prévisualisations des photos
– test.lrcat-data : contient les masques crées avec les outils de sélection automatiques (ciels, paysages, personnages…)
Pour déplacer le catalogue, il faut déplacer l’ensemble du dossier qui le contient. Au prochain lancement de lightroom, il faudra lui dire où est maintenant le catalogue. Pour cela il faut sélectionner Fichier > Ouvrir le catalogue et naviguer jusqu’à lui. Les fois suivantes par défaut il ouvrira le dernier catalogue ouvert, donc celui-ci. Mais où faut-il le mettre ?
Où mettre le programme, les photos et le catalogue ?
Ces trois éléments ne sont pas forcément au même endroit dans vos disques durs !
Le programme
Tout comme votre logiciel de traitement de texte ne contient pas les textes que vous écrivez avec, le programme LRC ne contient ni vos photos ni le catalogue. C’est le « moteur » de l’application,
Le programme s’installe depuis creative cloud et il se met à jour dès qu’une nouvelle version est disponible si vous avez activé l’option de mise à jour automatique. Il est fortement recommandé d’installer le programme sur un disque dur interne de l’ordinateur, de préférence rapide, généralement celui qui héberge aussi le système d’exploitation.
Pour ce qui est du choix de l’ordinateur (sur PC uniquement, je ne connais pas les macs) je vous renvoie vers cette page.
Attention comme tout programme, quand LRC travaille il écrit temporairement des données sur le disque dur. Il faut donc toujours avoir de l’espace libre sur le disque dur où il est installé.
On peut parfaitement désinstaller le programme et le réinstaller (via creative cloud) sans rien perdre de son catalogue et de ses photos. C’est indépendant.
Le catalogue
Théoriquement, on pourrait mettre son catalogue sur n’importe quel disque dur. Mais le programme écrit dans le catalogue à chaque modification que l’on fait, même mineure. Si le disque dur est lent, pire encore s’il est accessible seulement par le réseau (comme un NAS), il y a un fort risque de ralentissement (au mieux) ou surtout d’erreurs d’écriture (au pire).
On peut mettre le catalogue sur un disque dur externe (DDE) si l’interne est saturé. Mais attention à la connectique qui est souvent un point faible des DDE. Les branchements/débranchements répétés sont en particulier à éviter. Et pensez à faire des sauvegardes ! Ce DDE sera de préférence un DDE rapide, type SSD si possible (mais c’est un peu plus onéreux).
En pratique : s’il y a largement de la place sur un disque dur interne (sur les tours on peut généralement mettre plusieurs DD internes), on privilégie cette solution. Si on le met sur un DDE on fait attention à la connectique. On ne le met pas sur un disque réseau. Ca c’est pour les sauvegardes.
Un catalogue ou plusieurs catalogues ?
LRC ne peut ouvrir qu’un seul catalogue à la fois. Si vous faites par exemple un catalogue par année, ou par thème, c’est vite ingérable. Les catalogues prennent beaucoup moins de place que les photos puisqu’ils ne les contiennent pas. On peut par conséquent mettre énormément de photos dans un seul catalogue, sans difficulté.
J’ai toutes mes photos numériques depuis 1999 dans LRC. Ca en fait plus de 266 000 à ce jour et des pros ont des catalogues bien plus lourds que le mien ! Le catalogue lui-même pèse 4.5 Go, alors que le dossier contenant mes photos pèse plus de 9.2 To. Le rapport est de plus de 1:2044 ! Ce n’est pas le catalogue qui est lourd mais les photos. Raison de plus pour ne pas dupliquer celles-ci.
A mon avis, la seule raison pour faire plusieurs catalogues c’est si vous devez séparer des activités pro de vos activités perso (et encore…), ou si vous devez partager une partie de votre catalogue avec d’autres personnes. Mais sinon, un seul catalogue, c’est le plus efficace.
Aucun souci pour mettre dans un seul catalogue des photos prises avec différents boitiers, y compris du reste les phtoos prises au smartphone.
Les photos
Les photos n’ont pas besoin d’être sur un disque dur interne (mais on peut !), ni sur un disque dur rapide. En effet comme on l’a vu, LRC n’écrit pas sur les photos. Il charge juste une prévisualisation de la photo et travaille sur celle-ci, pas sur la photo. Donc une fois que la prévisualisation est faite, LRC ne fait plus appel au disque sur lequel la photo est hébergée. Un DDE fait très bien l’affaire mais là encore attention aux connexions. Si ce DDE possède une alimentation externe c’est aussi un point d’attention, car ça peut tomber en panne. Les DDE sont cependant le plus souvent alimenté en USB.
Les photos n’ont absolument pas besoin ou de raison d’être dans le dossier « images » de windows (ou équivalent sur mac). Mieux vaut choisir soi-même leur emplacement sur un disque dur où il y a de la place et ne pas encombrer le disque système.
On peut tout à fait utiliser plusieurs disques durs externes.
Par exemple avoir un disque dur pour les photos les plus anciennes et un pour les plus récentes. LRC enregistre la localisation des photos, peu importe qu’il y ait 1, 2 ou 10 disques durs différents.
On ne peut travailler que sur les photos qui sont dans un disque dur connecté à l’ordinateur. Mais les informations sur les photos, et les modifications apportées précédemment ne sont pas effacées quand le disque est déconnecté. Par conséquent on peut choisir de ne pas brancher en permanence le disque avec les photos les plus anciennes par exemple.
Et… N’oubliez pas de faire des sauvegardes de vos photos. Un disque dur, ça casse. C’est rare certes mais comme on garde ses photos longtemps, la probabilité que cela arrive est loin d’être nulle (dixit celle qui a déjà pleuré à cause de ça !)
Comment organiser ses photos sur le disque dur et dans le catalogue ?
L’erreur N°1 à ne pas commettre
Que les photos soient déjà dans le disque dur, ou qu’on les importe depuis une carte mémoire, la règle, impérative, c’est qu’une photo ne doit être que dans UN SEUL dossier. On ne fait pas de copie dans X dossiers parce qu’on veut voir la photo dans le groupe « famille » et dans celui de « 2018 » et dans celui de « vacances en Bretagne ». Cela se gère très bien avec les mots clefs et les collections, c’est une des grandes forces de LRC justement. Voir des explications plus détaillées, et cruciales, dans cet article.
Les doublons sont en effet une des sources majeures d’ennuis de ceux qui se détournent de LRC.
L’autre erreur à éviter : déplacer des photos en dehors de lightroom
Une fois que vos photos sont enregistrées dans le catalogue, si vous les déplacez sur le disque dur, lightroom ne peut pas le savoir et il va vous le dire, en ajoutant un ? derrière le nom des dossiers qu’il ne trouve plus ! Cette erreur est fréquente, paniquante au début, mais heureusement parfaitement rattrapable. Vos photos ne sont pas perdues pour autant, ni les développements ou mots clefs que vous avez ajoutés.
Il suffit en effet de faire un clic droit sur le nom du dossier avec le ? > rechercher le dossier manquant et de naviguer jusqu’au nouvel emplacement pour que lightroom retrouve ses petits, OUF !
Si vous voulez déplacer une photo, plusieurs photos, un sous dossier voire tout votre dossier photo, faites le dans lightroom. Ce que vous faites dans l’explorateur de lightroom se répercute immédiatement dans celui de windows alors que l’inverse est faux.
Si vous changez le nom d’un dossier dans lightroom (clic droit dessus > renommer) il est changé aussi dans windows.
Si vous avez déjà des photos sur votre disque dur et que vous souhaitez les importer dans un catalogue lightroom alors suivez la première étape. Sinon allez directement à la seconde.
Si vous avez ajouté ou supprimé des photos dans un de vos dossiers depuis l’explorateur (ou le finder sur mac), lightroom ne peut pas le savoir. Mais vous pouvez le lui expliquer : dans LRC, clic droit sur ce dossier et « synchroniser ». LRC va comparer le contenu effectif du dossier avec ce qu’il a enregistré et vous proposer d’importer les nouvelles photos ou de supprimer de son catalogue celles que vous avez supprimé du dossier photo.
Première étape : organiser les photos déjà présentes sur le disque dur
C’est comme pour les placards 🙂 il n’y a pas UNE bonne méthode. Mais tout de même voici quelques conseils :
Regroupez vos photos dans un dossier maître
Mettez toutes les photos qui doivent être dans le catalogue lightroom dans un dossier maître (plusieurs si vous utilisez plusieurs disques durs). C’est bien plus simple quand il faut faire une sauvegarde des photos, voire les déplacer sur un nouveau disque dur.
Dans ce dossier maître, vous pouvez mettre autant de sous dossiers que vous voulez mais restez simple.
Depuis 2008 et la première version de LRC, j’ai organisé mes photos de la façon suivante et je n’ai jamais éprouvé de regrets sur ce classement :
- 1 dossier par année
- 1 sous dossier par grand thème dans cette année : J’ai en général entre 10 et 15 sous dossiers par année maximum. Par exemple :
2024-macros,
2024-home,
2024-voyage X,
2024-mariage Z- Dans chaque sous dossier, les photos sont importées par date. Après importation, je modifie (pour les voyages essentiellement) le nom du dossier pour ajouter un repère comme le lieu
Dans 2024-voyage X j’ai donc
2024-09-07-Tromso
2024-09-08-Gryllefjord
…
- Dans chaque sous dossier, les photos sont importées par date. Après importation, je modifie (pour les voyages essentiellement) le nom du dossier pour ajouter un repère comme le lieu
- 1 sous dossier par grand thème dans cette année : J’ai en général entre 10 et 15 sous dossiers par année maximum. Par exemple :
Avec cette organisation, je retrouve facilement mes photos. Pour certaines d’entre elles, comme celles avec de beaux ciels, ou avec des phares, ou autre thème que j’aime, j’ajoute dans lightroom des mots clefs qui me permettent de grouper les photos d’un même thème en un clic dans une collection, même quand elles sont dans des dossiers différents et bien sûr SANS les dupliquer.
J’évite absolument de faire des noms de dossier à rallonge. J’ai constaté que cela crée parfois des problèmes au moment des sauvegardes : Le dossier est bien enregistré mais… il est vide ! J’ai déjà eu ça, je suis vaccinée ! De plus quand le dossier a un nom trop long on ne l’affiche pas facilement en entier dans le module bibliothèque. Restons simple, c’est plus efficace et plus sûr.
Pourquoi ne pas grouper les photos dans des dossiers thématiques ?

Organiser ses photos par thèmes, surtout s’ils sont très précis, se heurte vite à la difficulté de savoir où mettre une photo qui correspond à plusieurs thèmes. Par exemple ci-contre, cette photo a été prise en 2020 en Islande. Si je classais mes photos par thème, je pourrais la mettre dans un dossier voyage, Islande, macros, oiseaux…
Je choisis de la mettre dans 2020-Islande-date du jour et de lui affecter des mots clefs. Et je peux mettre autant de mots clés que nécessaire pour retrouver ensuite cette photo dans différentes collections.
Quand il y a des photos de personnes : Lightroom sait faire de la reconnaissance faciale. Si vous lui apprenez que telle personne c’est Mamie, il mettra automatiquement un mot clef Mamie aux autres photos de cette personne à l’importation.
Si vous avez déjà un gros dossier photo à réorganiser
Si vous avez déjà beaucoup de photos sur votre disque dur, les réorganiser en une seule fois peut être assez long et décourageant. Une solution, sur une copie de votre dossier photo pour pouvoir revenir en arrière en cas d’erreur, c’est de mettre toutes les photos dans un seul dossier, sans hiérarchie, de les trier par date et de créer les dossiers à partir de là.
Vous pouvez le faire petit à petit et c’est le moment de rechercher les doublons.
Sur PC il y a des outils pratiques et gratuits pour repérer les doublons, par exemple duplicate finder qui fonctionne encore très bien avec windows 11 et qui est très rapide.
Vous pouvez aussi créer votre catalogue (ou un nouveau) et n’y importer que les nouvelles photos et incorporer peu à peu les anciennes (comme quand on rattrape une mayonnaise ratée !)
Deuxième étape : importer les photos dans le catalogue lightroom.
NB : Toutes les options d’importation ne sont pas détaillées ici, ce sera l’objet d’un autre article.
Vos photos peuvent déjà sur le disque dur, ou bien encore sur la carte mémoire du boitier.
Si les photos sont déjà sur le disque dur
Fichier > Importer des photos et des vidéos ouvre une boite de dialogue qui vous permet de naviguer jusqu’au dossier maître qui contient toutes vos photos bien rangées (N°1).

Si vous cochez bien le N°2 : « inclure les sous dossiers », LRC importera toutes vos photos en respectant la hiérarchie de dossiers et sous dossiers que vous avez créés dans l’explorateur, avec leurs noms.
Ci-dessous à gauche, l’explorateur windows, à droite celui de lightroom classic.
Le dossier !!ToutFotoFlo est celui qui contient toutes mes photos depuis 1999.


Pour être sûr de ne pas importer de doublons, au N°3, sélectionnez « nouvelles photos », celles qui sont déjà dans le catalogue seront grisées, et au N°6, surtout cochez la case « ne pas importer les éventuels doublons« .
Comme les photos sont déjà dans le disque dur, au N°4, il faut choisir ajouter (sous entendu au catalogue) et non pas déplacer.
Choisissez de faire des aperçus « standard ». Cela correspond à la taille des vignettes que Lightroom enregistre dans le dossier « previews ».
Enfin, cliquez sur importer. (N°7)
NB : « Annuler » ferme la fenêtre sans rien faire, « Conserver » la ferme aussi mais garde en mémoire les choix de paramètres.
Si les photos sont encore sur la carte mémoire du boitier
Insérez la carte mémoire dans le lecteur de l’ordinateur (ou branchez votre smartphone ou boitier en USB).
Suivant les options sélectionnées dans les préférences de lightroom, la fenêtre d’importation s’ouvre automatiquement ou pas. Si ce n’est pas le cas, il suffit d’aller dans le menu fichier > importer.
Par rapport à la situation où les photos sont déjà sur le disque dur, voici les paramètres qui changent :

Dans la colonne de gauche, votre carte mémoire doit apparaitre et vous pouvez sélectionner le ou les dossiers à importer.
Si la case N°2 est cochée, la carte est éjectée à la fin de l’opération.
Cette fois au N°3, choisissez « copier ». L’option copier au format DNG est à mon avis inutile : LRC reconnait les raw de toutes les marques de boitiers et le format dng est bien souvent plus lourd que le format natif.
Inutile aussi à ce stade de cocher le bouton N°5 qui permet de copier le fichier 2 fois, une étant destinée à faire une sauvegarde. Cela ralentit beaucoup le processus et il est bien plus efficace de faire ses sauvegardes de photos avec des programmes dédiés à cette fonction, capables notamment de comparer des dossiers pour ne copier que les nouveaux fichiers ou ceux qui ont été modifiés.
Comme précédemment réglez la taille des aperçus sur standard.
Dans la colonne de droite, vous pouvez choisir d’importer vos photos « par date » et choisir aussi le format de date.
LRC lit la date de prise de vue dans les données de la photo. Je choisis toujours cette option et je classe mes photos sous le format année-mois-jour de façon à ce qu’ensuite je les retrouve classées chronologiquement dans l’explorateur (celui de LRC comme celui de windows).
Dans la colonne de droite, la rubrique « destination » permet de choisir où copier les photos. C’est un navigateur. Si je veux copier mes photos dans un dossier qui existe déjà, par exemple ici le dossier 2025-macros, je sélectionne ce dossier.
Ici ce sont des photos d’un focus stacking et après assemblage, je ne les garderai pas. Pour pouvoir les supprimer ensuite plus facilement (même chose pour les timelapses), je voudrais les créer dans un dossier « à supprimer après traitement ». Pour ça, dans cette fenêtre de LRC, je fais un clic droit dans le dossier parent, 2025, je choisis « nouveau dossier ». Cela ouvre le dossier 2025 de l’explorateur windows. Je clique sur « nouveau dossier » mais cette fois ci dans l’explorateur windows, je le crée, le nomme et le sélectionne. Les nouvelles photos seront importées dans ce dossier.
Les recommandations pour organiser les dossiers du catalogue lightroom sont identiques à celles données pour organiser ses photos dans l’explorateur puisque l’un est le miroir de l’autre !
Conclusion : les clés d’un flux de travail Lightroom efficace
Lightroom Classic est un outil extraordinairement puissant, mais qui demande de comprendre quelques principes fondamentaux pour en tirer pleinement parti :
- Votre catalogue est le cœur du système : il ne contient pas vos photos mais toutes leurs informations et modifications
- Une photo = un seul emplacement : utilisez les collections et mots-clés plutôt que les doublons
- Organisez vos dossiers simplement : la structure année/thème/date reste la plus efficace dans le temps
- Ne déplacez jamais vos photos en dehors de Lightroom : c’est la porte ouverte aux catalogues corrompus et aux photos « perdues »
En respectant ces principes, votre photothèque restera parfaitement organisée et performante, même avec des centaines de milliers d’images. Vous passerez moins de temps à chercher vos photos et plus de temps à les développer selon votre vision créative. Et surtout, vous ne serez plus jamais confronté à ce sentiment de panique lorsque Lightroom affiche des points d’interrogation à côté de vos précieux dossiers photo !
N’hésitez pas à partager en commentaire votre propre méthode d’organisation dans Lightroom ou les astuces que vous avez découvertes. Et si cet article vous a été utile, partagez-le avec vos amis photographes qui pourraient aussi en bénéficier.
Vous utilisez Lightroom depuis longtemps ? Quelle est la taille de votre catalogue et comment organisez-vous vos images ? Je serais curieuse de connaître vos méthodes !
Téléchargez cette checklist pour référence rapide et partagez-la avec d’autres photographes !
Excellent article Florence, on reconnaît là ton côté pédagogique que je connais depuis…. 🙂
Chacun fait à sa manière souvent, j’ai une façon différente de faire l’import. Je copie les images de la carte SD dans un répertoire w11 créé au préalable, à la manière: aaaa-mm-jj-sujet et je retire la carte SD. Je regarde ces nouvelles photos avec FastStone et d’office je vais éliminer ce qui est raté, flou ou cramé ou autre et c’est seulement après que j’importe depuis LRC ; je ne mets que très rarement les mots clés à l’import sauf si je sais que toutes sont concernées par ce mot de passe; j’en ajoute un ou plusieurs par la suite au besoin. Si je refais le même style de photo par la suite ( sujet récurrent et annuel ) je mets les nouvelles dans le vieux répertoire ou parfois dans un nouveau avec la date du jour donc. Les mots clés peuvent sans ouvrir LRC ,être corrigés / ôtés depuis W11 si il y peu de changement.
Merci pour le partage !
Hé oui Patrick, on ne se refait pas 🤣. Photoshop et lightroom après excel ! Ca fait un bail (2000…)
Je suis d’accord avec toi, il n’y a pas UNE bonne façon de ranger ses affaires. Il y en a quand même de moins bonnes que d’autres, autant les éviter.
Quand je fais une série comme je viens de le faire dans mon jardin, j’importe directement dans LRC et je trie. Mais quand je fais un voyage, je transfère les photos au jour le jour sur mon PC portable, je fais un premier tri avec fastone et au retour je n’importe que celles qui valent le coup d’être regardées de plus près. J’aime beaucoup Fastone (gratuit !).
J’utilise aussi assez peu les mots clefs. Quand lightroom est sorti, j’avais déjà une sacré quantité de photos et les reprendre pour y mettre des mots clefs… alors je m’en suis passée. Depuis je n’en mets que pour mes collections. Je table sur le fait qu’avec l’IA, on devrait je l’espère un jour pouvoir faire une recherche sur les photos du DD sans avoir besoin de mots clefs, comme lightroom (pas classic) est capable de le faire avec les photos qui sont dans le cloud d’Adobe.