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Ce que les IA disent de leur impact en photo

L’IA est partout maintenant, et le domaine de la photo n’y échappe pas. Cela va de la suppression d’un élément gênant depuis son smartphone à la génération complète d’images à l’aide de prompts en passant par les outils d’amélioration de nos photos sur les logiciels de développement.

Cette arrivée très rapide de l’IA soulève de nombreuses questions, et inquiétudes, chez les photographes, amateurs ou professionnels. J’ai interrogé les IA… et elles ont (presque) plaidé coupable !

Comme leurs réponses sont assez longues, j’ai mis chacune sur une page séparée (que je publierai au fur et à mesure).

N’hésitez pas à commenter, et à apporter vos propres réponses à ces questions dans lescommentaires !

Tu penses donc je suis

Première question :
Une photo modifiée par IA peut-elle encore être considérée comme une œuvre photographique authentique, ou bascule-t-on alors dans le domaine de la manipulation numérique qui dénature l’essence même de la photographie ?

Seconde question :
Lorsqu’une « image » est entièrement générée par une intelligence artificielle sans qu’aucun déclenchement d’appareil photo n’ait eu lieu, a-t-on encore le droit de parler de « photo » ou s’agit-il d’une usurpation du terme qui trompe le public et porte atteinte à la profession de photographe

Troisième question :
Dans le cadre des concours photo, où l’authenticité, la maîtrise technique et l’œil du photographe sont censés primer, n’est-il pas indispensable d’interdire purement et simplement l’utilisation de l’IA pour préserver l’intégrité de ces compétitions ?

Quatrième question :
Peut-on sérieusement prétendre pouvoir contrôler efficacement l’usage de l’IA dans la création ou la retouche d’images, ou n’est-ce pas là une illusion qui ouvre grand la porte à la fraude et à la tromperie généralisée ?

Cinquième question :
La transparence quant à l’utilisation de l’IA dans la retouche ou la création d’images n’est-elle pas un devoir moral et professionnel envers le public, les clients et les institutions, et ne devrait-elle pas faire l’objet d’une obligation explicite, sous peine de sanctions ?

Gemini m’a proposé cette introduction générale :

Introduction par Gemini

L’avènement de l’intelligence artificielle (IA) a profondément transformé le paysage des arts visuels, en particulier la photographie, en redéfinissant les processus de capture, d’édition et de partage des images. Cette technologie a automatisé des tâches autrefois laborieuses, telles que la correction de l’exposition ou la classification des photos, les rendant réalisables « en un clin d’œil » par des algorithmes. L’émergence d’outils d’IA générative, comme Midjourney, DALL-E et Stable Diffusion, va au-delà de la simple retouche pour inclure des fonctionnalités avancées de montage vidéo, de suivi de mouvement, de deepfakes et même la création d’images entièrement nouvelles. Cette avancée technologique a donné naissance à de nouvelles pratiques artistiques, notamment la « promptographie », où des commandes textuelles guident l’IA dans la création visuelle, modifiant ainsi radicalement le processus photographique traditionnel.  

Cette révolution technologique a déclenché un débat fondamental sur la définition même d’une image « réelle » ou « authentique ». L’impact de l’IA est double : elle offre une liberté créative sans précédent aux artistes, mais elle introduit également des risques significatifs, tels que la propagation de la désinformation, la promotion de standards esthétiques irréalistes et de graves menaces à la vie privée via les deepfakes. Au cœur de cette discussion se trouvent des considérations éthiques cruciales, soulignant l’urgence d’une transparence accrue, du respect des artistes humains et d’un déploiement responsable des technologies d’IA dans le domaine créatif.  

Un paradoxe émerge de l’automatisation par l’IA : si elle excelle dans les tâches répétitives, libérant ainsi le photographe pour des activités plus créatives , l’IA ne peut pas, par nature, « ressentir d’émotion » ni « comprendre la subjectivité artistique ». Cette limitation expose un risque de « standardisation » de la production visuelle si la vision artistique humaine et la profondeur émotionnelle ne sont pas délibérément privilégiées. La valeur future de la photographie humaine pourrait ainsi résider de plus en plus dans ses dimensions uniques, non automatisables, émotionnelles et subjectives, plutôt que dans la seule exécution technique.  

Parallèlement, la capacité de l’IA à « coder l’acte de dessiner » et l’apparition de « prompt-artistes » remettent en question la notion traditionnelle d’intention artistique et d’auteur. Si une machine génère le visuel, la question se pose de savoir où réside véritablement l’intention créative : dans le prompt, dans l’algorithme de l’IA, ou dans la sélection et le raffinement du résultat par l’humain. Cette situation bouleverse la conception même de l’auteur, soulevant des interrogations profondes pour le droit de la propriété intellectuelle et la reconnaissance de la créativité humaine à l’ère numérique.

2 commentaires sur “Ce que les IA disent de leur impact en photo”

  1. Quel beau piège ! Finalement après avoir jugé (nous humain) l’IA, la voilà jugée par elle même ! Mais le piège ne s’arrête pas là car en nous demandant de faire des commentaires sur leurs réponses on s’aperçoit que finalement (c’était ce que j’avais commencé à faire) on se retrouve à écrire ce que les IA ont répondu. Les deux derniers paragraphes de cette page résument bien à mon sens notre devenir en tant que photographe : être un créateur nous appuyant sur notre sens de l’observation, nos émotions, notre subjectivité et rester « photographe », ou bien abandonner la réalisation d’image à la machine tout en s’appuyant sur notre finesse de langage et notre capacité de discernement pour lui décrire ce que nous attendons d’elle et peut-être finalement créer .

    1. Merci pour ce commentaire en fome de poupées russes :). Il nous reste une chose : l’émotion. Les IA ne feront jamais que produire ce qu’elles « pensent » générer de l’émotion chez nous, en copiant ce que d’autres ont créé pour générer ces émotions. C’est un peu comme d’apprendre à prononcer phonétiquement des mots dans une langue qu’on ne comprend pas.
      Il nous reste aussi la création disruptive. L’histoire de la peinture est jalonnée de peintres qui sont sortis de ce qu’on attendait, qui ont choqué, souvent en étant de leur vivant rejeté par la majorité.

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